Mercredi 22 novembre 2017
Liszt des morts
Nathanaël Gouin lisztien accompli dans un redoutable programme
 
Le même, pas pareil
Alfred Brendel
en 1958
Liszt Macabre

Remarqué grâce à son enregistrement du méconnu Concerto pour piano de Lalo, avec le Philharmonique royal de Liège (Alpha), et à un album des sonates de Ravel et Canal en compagnie du violoniste Guillaume Chilemme (Maguelone), Nathanaël Gouin n’a pas choisi la facilité pour son premier album en solo avec le redoutable Liszt, dernier forcené du clavier. Numéro de haute voltige — Mephisto-Valse n° 2 d’une ivresse cavalière –, ou méditation et résignation avec Pensée des morts ou bien encore les deux à la fois avec Funérailles – celles-là extraites des Harmonies poétiques et religieuses ? La solution se trouve dans la version pour piano seul (!) de Totentanz, qu’il faut cravacher sans faiblir, sous peine de perdre - sinon la raison, du moins le fil d’une pensée survoltée et délirante… L’interprète y parvient, ménageant idéalement effroi, théâtre et humour grinçant. Du coup, il faut lui pardonner des Funérailles un peu ternes, comparées aux si réussies Pensée des morts, à la noble fureur qu’il jette sur Czardas Macabre et au conteur hors pair qu’il est dans Gretchen – seul deuxième volet de la Faust-Symphonie arrangé pour piano. Nathanaël Gouin se révèle un lisztien accompli, qu’on se le dise !       
Franck Mallet

Liszt : Mephisto-Valse n° 2 ; Pensées des morts ; Totentanz ; Funérailles ; Csardas macabre ; Gretchen
Nathanaël Gouin (piano)
1 CD Mirare MIR 354
1 h 23 min

mis en ligne le lundi 9 octobre 2017

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