Samedi 13 fevrier 2016
Les deux ne font pas la paire
Janine Jansen et Antonio Pappano en porte-à-faux face à Brahms
des hauts et des bas



Brahms - Bartok 1

En 2001, deux ans avant d’être promue « signature » Decca, Janine Jansen (23 ans) se fait connaître avec le Concerto pour violon de Brahms, accompagnée par le National Youth Orchestra of Scotland. Quinze ans plus tard, devenue la vedette que l’on sait, elle en donne cet enregistrement « de maturité », avec Antonio Pappano et l’Orchestre de l’Académie Ste Cécile de Rome. En complément, elle choisit le 1er Concerto de Bartok - lointain parent en magyaritude du chef-d’œuvre de Brahms, selon elle - que l’on a longtemps cru perdu et que le compositeur a refondu dans le premier de ses deux Portraits pour orchestre. Cette fois Pappano dirige le plus virtuose Symphonique de Londres. Que demander de plus ? C’est là que la machine s’enraye : Pappano à Rome englue Brahms au lieu de le décanter, noyant un violon que l’on sent (et que l’on sait) frémissant. Il est meilleur à Londres, où la soliste est mieux soutenue pour défendre ce Bartok de second rayon, sans commune mesure avec le génial 2ème Concerto. Mais aurait-il suffi d’intervertir les deux orchestres, ou même  d’enregistrer les deux œuvres avec le London Symphony ?
François Lafon


Johannes Brahms
Béla Bartók
Brahms : Concerto pour violon et orchestre en ré majeur - Bartok : Concerto pour violon et orchestre n°1
Janine Jansen (violon)
Orchestra Nazionale di Santa Cecilia (Brahms), London Symphony Orchestra (Bartok)
Direction musicale : Antonio Pappano
1 CD Decca 4788412
1 h 12 min

mis en ligne le vendredi 12 fevrier 2016

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