Jeudi 28 aout 2014
Pas au tempo des cathédrales
Ivan Fischer allège Bruckner
presque idéal



Symphony n°7

Rien de ce qu’Ivan Fischer fait avec son orchestre est commun ou déjà entendu. Chez Mahler (voir ici et ici par exemple), ils sont souvent en symbiose pour trouver une sonorité et un ton assez uniques. Chez Bruckner, le chef semble aussi chercher un style bien à lui. Dans un petit texte, il insiste sur la pureté de la musique du compositeur d’Ansfelden et tout dans cette version de la Septième symphonie semble fait pour souligner ce trait. Le début à peine chuchoté du premier mouvement donne déjà le ton : ce n’est plus une brume mystique qui cache des solennelles cathédrales, mais juste un léger voile avant le lever du soleil. Ce Bruckner avance sans cesse et sans regarder en arrière, avec un Orchestre du Festival de Budapest tout en finesse. Fischer fuit tout autant l’emphase comme la neutralité, mais avec une certaine dose de sensualité. Même dans le très imposant mouvement lent (pas si lent que ça ici) le sommet arrive sans jamais vraiment forcer le trait. Dans la plus lyrique des symphonies de Bruckner, Fischer ne traîne pas et on lui sait gré d’alléger le finale, le point faible, avec un tempo quasiment le plus vite jamais enregistré. Manque de poids, diront certains, mais si cette Septième n’est peut-être pas idéale, elle n’est pas non plus banale. 
Pablo Galonce


Anton Bruckner
Symphonie n° 7
Budapest Festival Orchestra
Direction musicale : Ivan Fischer
1 SACD Channel Classics CCS SA 33174
56 min

mis en ligne le jeudi 28 aout 2014

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