Vendredi 25 juillet 2014
Ensablement progressif
Version plutôt endormie d'un Mozart plutôt assoupi
des hauts et des bas



Adagios et Fugues

Pour raconter cet enregistrement, on pourrait partir des mathématiques. Quel que soit le penchant (ou l’aversion) qu’on ait pu avoir pour elles, on en garde toujours quelques traces, ne serait-ce que le fameux « moins par moins donne plus », même si l’on n’a totalement oublié à quoi ça s’applique. Quant à « plus par plus », ça donne plus, personne n'en a jamais douté, du moins en math, car en musique... Même si - nul ne saurait le contredire - Bach et Mozart sont deux « plus » parmi les grands compositeurs, Bach revu par Mozart, ça donne moins, complètement moins. Interprétés par un orchestre où dominent les cordes, les adagios du Clavier bien tempéré, une fois revisités par Mozart perdent tout relief, se transforment en bruit de fond pour sieste d’été. L’Akademie für alte Musik Berlin, dont le talent, pourtant, n’est plus à vanter, sombre, elle aussi, dans la torpeur, et cet ensablement progressif laisse entrevoir les limites d’une formation sans chef : un « conductor » un peu tonique aurait peut-être rattrapé ces partitions somnolentes. Même les plus grands ont leurs faiblesses.
Gérard Pangon


Wolfgang Amadeus Mozart
Jean-Sébastien Bach
Prélude et Fugue K405/4 (BWV 877), Larghetto K405/5 (BWV 874), Adagio et fugue en la mineur (BWV 867), en mi majeur K405/3 (BWV 878), en si mineur (BWV 849), en ré mineur (BWV 849), en mi bémol majeur (BWV 876), Allegro K Anh 44 et Fugue K426, Adagio K546
Akademie für alte Musik Berlin
1 CD Harmonia Mundi HMC 902159
51 min

mis en ligne le vendredi 25 juillet 2014

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