Samedi 31 juillet 2010
Liszt n'est pas celui qu'hongrois...
... et Guillaume Coppola ne fait pas de cinéma
bonheur assuré



Franz Liszt - Un portrait

« Franz Liszt ? Connais pas ! » On pourrait tous reprendre la phrase de Bugs Bunny, le seul lapin capable de s’attaquer dans un célèbre cartoon à une Rhapsodie hongroise. Qui connaît, en effet, dans tous ses états l’auteur des Préludes ? L’exploit de ce disque est d’abord de nous faire découvrir tout (ou presque) de ce sybarite mystique : du plus débridé (Tarantella napolitana) au plus sombre (Vallée d’Obermann), du plus démonstratif (Rhapsodie hongroise n° 2) au plus hardi (Bagatelle sans tonalité), aucune facette de sa personnalité n'est négligée dans ce programme de tous les risques. Car ce portrait du compositeur hongrois est aussi celui d’un interprète : la moindre faute (de technique ou de goût) est ici impardonnable. Avec aplomb et grâce, Guillaume Coppola fait face au monstre lisztien, dompte les difficultés et, mieux encore, sait dépasser la pure virtuosité pour en extraire les merveilles des oeuvres les plus rebattues : même Rêve d’amour, la page de Liszt la plus jouée, apparaît ici sous une lumière nouvelle. C’est un exploit pas si commun que ça que de dévoiler un Liszt nouveau.
PG



Franz Liszt
La Danza-Tarantella napoletana - Funérailles - Bagatelle sans tonalité - Saint-François de Paule marchant sur les flots - Consolations - Vallée d'Obermann - Rêve d'amour - Rhapsodie hongroise n°2
Guillaume Coppola (piano)
Calliope
1 h 15

mis en ligne le samedi 16 janvier 2010

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