Lundi 18 juin 2018
Le meilleur pour la fin
Bruckner par Andris Nelsons : une solennelle « Romantique »
Symphonie n° 4

Avec le Boston Symphony, Andris Nelsons enregistre Chostakovitch. Avec le Gewandhaus de Leipzig, depuis peu « son » orchestre européen, il poursuit une intégrale des Symphonies de Bruckner, chacune accompagnée d’une grande page wagnérienne. Deuxième étape, après la 3ème Symphonie dite « Wagner » (voir ici), la 4ème, dite « Romantique ». Sa manière se précise, entre tradition mysticisante (Wilhelm Furtwängler, Eugen Jochum, Günter Wand) et relectures récentes (de Claudio Abbado - inspiré - à Philippe Herreweghe - décapant), le son et le style du Gewandhaus lui permettant toutes les expérimentations sans risquer de bousculer de dogme. Première impression, après des trémolos de cordes initiaux au bord de l’audible (la prise de son ?) : le tempo d’ensemble sera très large. Une solennité pas toujours habitée dans le premier mouvement, plus appropriée dans l’Andante, lequel devient cependant … un somptueux adagio. Les deux derniers mouvements réconcilieront tout le monde, débouchant sur un final d’anthologie, où l’orchestre déploie sa légendaire splendeur. En hors-d’œuvre wagnérien : le prélude du premier acte de Lohengrin, très lent (décidément!), mais habité, lui, de bout en bout (et quelles cordes !), rappelant que c’est en dirigeant cet ouvrage à Bayreuth (2010-2014) que Nelsons est entré dans le Top Ten des chefs qui comptent.
François Lafon

Bruckner : Symphonie n° 4 "Romantique" - Wagner : Lohengrin, prélude de l'acte 1
Orchestre du Gewandhaus de Leipzig
Direction musicale : Andris Nelsons
1 CD Deutsche Grammophon 0289 479 7577 9
1 h 19 min

mis en ligne le mercredi 9 mai 2018

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