Vendredi 26 mai 2017
Bach et après
Célimène Daudet fait du neuf avec de l’ancien
A tribute to Bach

Les génies se relèvent toujours. Bach est, dans cet ordre, celui sur lequel aucun pianiste ne peut faire l’impasse. Mais y a-t-il un après Bach qui soit autre chose que lettre morte, une tradition sclérosée incapable de faire du neuf avec de l’ancien ? C’est à cette problématique que s’affronte la pianiste Célimène Daudet pour son premier enregistrement. Le résultat est surprenant d’efficacité, non seulement parce que son programme fait résonner les métamorphoses de Bach dans ses épigones ou transcripteurs, mais aussi parce qu’elle joue avec une grande attention à la sonorité et l’architecture des pièces, sans trop en faire toutefois. Du coup, on écoute ces musiques d’une autre oreille et on entend la cohérence des morceaux avec plus d’acuité. On est aussi charmé par la féminité, qui n’a rien à voir avec de la mièvrerie, que la pianiste sait donner à son interprétation.
Katchi Sinna

Bach : Choral Ich ruf zu dir Herr Jesu Christ (Busoni), Prélude et Fugue en ut dièse mineu - Mendelssohn : Prélude et Fugue op. 35, Prélude, Fugue et variation op. 18 - Franck : Prélude, Choral et Fugue - Liszt : Bénédiction pour Dieu dans la tombe.
Célimène Daudet (piano)
1 CD Arion ARN68820
1 h 21 min

mis en ligne le mercredi 14 mars 2012

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